Site officiel de la Mairie de Saint-Sulpice-sur-Risle
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La pluie de météorites

Le 26 avril 1803, une pluie de météorite s’abat au nord de l’Aigle (près de 3000 fragments).

A l’époque la polémique oppose les savants sur l’origine extra-terrestre des fragments.

Une enquête sera menée par Jean-Baptiste BIOT, missionné par l’Académie des sciences de Paris.

Cette enquête marque le début des études scientifiques sur les météorites.


 

Le menhir d'Ecublei ou le Gravois de GARGANTUA

Localisation : Il est situé à 40m de la Risle, sur la rive droite, à 400m à l'est de l'Eglise de Saint Sulpice sur Risle.


Description : C'est une sorte de tronc, de prisme dont la base inférieure est sensiblement rectangulaire.

Les faces nord et sud forment un triangle ayant 0,85m de base et0,80m de hauteur. Les côtés est et ouest sont semblables à la base.


Légende : (rapportée par E. Vimont dans le bulletin Flammarion)


Gargantua était un géant d'une grande taille, d'une grande force et d'une gloutonnerie sans pareille.

Il possédait des biens immenses dont les produits suffisaient à peine à le nourrir.

Le nombre de ses troupeaux de boeufs et de moutons était incalculable.

Les bergers menaient leurs bêtes dans les plaines et sur le flanc des coteaux.

Comme les vallées que traversent les cours d'eau sont toujours fertiles en herbe, Gargantua en avait défendu l'entrée à ses serviteurs.

Il paraît que c'était lui-même qui coupait l'herbe de ses prés...

Mais il fauchait bien 15 à 20 acres par jour !Aussi lui fallait-il une nuée de faneurs et de botteleurs pour remplir ses fenils !!!

Un jour, il y a de cela bien longtemps, Gargantua vint de Chartres à L'Aigle. Il portait sur l'épaule une gigantesque faux et avait son bihot attaché à sa ceinture.

La chaleur était grande, attendu que l'on se trouvait au moment de la moisson. Le géant pressait le pas, car il avait hâte de couper les herbes des prés qui avoisinaient la Risle.

En arrivant sur les hauteurs d'Ecublei, il s'aperçut que son soulier le blessait.

« Qu'y a-t-il donc dans ma chaussures !, s'écria-t-il.

Mon pied commence à me faire bien mal. En vérité je ne pourrai me mettre à faucher tant que je souffrirai comme cela ! »

Gargantua examina la semelle de son soulier et il vit diverses aspérités qui étaient fort mobiles : « Bah, dit-il, ce n'est pas grand chose. Ce sont seulement quelques gravois qui me
gênaient : ».

Il secoua donc sa chaussure et les gravois allèrent tomber tant dans le fond de la vallée de Saint Sulpice que sur les flancs où ils reposent encore aujourd'hui.

« J'ai bien soif et bien faim maintenant ! Que l'on m'apporte à boire et à manger ! Et promptement, car je suis fort pressé ! »

Aussitôt des centaines de domestiques allèrent puiser de l'eau dans les belles fontaines de Saint Sulpice. Ils remplirent de grandes cuves semblables à celles dont on se sert pour faire
la lessive. Gargantua vidait d'un trait ces cuves, aussi promptement que vous et moi viderions un verre de bon cidre. Les fontaines furent bientôt à sec et l'on vit le moment où il aurait fallu
aller puiser l'eau à la rivière.

Pendant que Gargantua étanchait sa soif, on lui amena une des bergeries. Les moutons furent placés autour de lui, à portée de sa vaste main. Vous allez peut-être croire qu'il fit cuire
ces pauvres bêtes ? Nullement ! Le géant était trop affamé et trop pressé ! Il saisit les moutons et les avala tous, les uns après les autres !!!

Se sentant bien dispo après avoir pris un pareil repas, Gargantua affila sa faux et descendit la vallée de la Risle en coupant l'herbe des prés. Quand il eut fauché 18 acres, le soleil était près de se coucher. Le géant était un peu fatigué et comme il lui fait regagner le soir sa demeure située dans la Beauce, il se dit : « Pourquoi emporterais-je avec moi cette dure affiloire ? N'en ai-je pas d'autres dans les carrières qui environnent mon palais ? A quoi bon me gêner dans ma marche ! ».

Gargantua prit donc sa pierre à faux et l'envoya dans le lointain où elle tomba sur la rive gauche de la Risle, près Neauphe. L'affiloire resta piquée debout dépassant le sol de plus de 4 mètres. Mais pour que cette pierre, sur laquelle les paysans vont aiguiser leurs outils, conserve sa position verticale dans un terrain humide et sans consistance, il faut qu'elle soit enfoncée bien en avant.

Avant son départ Gargantua fit donc semer 2 glands entre Saint Sulpice et Saint Santin.
De ces 2 glands sont sortis 2 chênes géants que l'on désigne dans le pays sous le nom de « Chêne à Gargantua ».